Interview for Joiz – March 15th, 2015

Quelle interview ! Les Tokio Hotel sont devenus adultes. Gustav s’est marié et ne peut plus coucher avec les groupies, les jumeaux ont déménagé à L.A. et Tom explique à Tama ce qu’est un « gaucher », après qu’elle lui ait touché les parties intimes.

Tokio Hotel est le groupe allemand qui a eu le plus grand succès commercial ces dernières années. De l’Allemagne à l’Asie, en passant par l’Amérique du Sud, partout les attendent des jeunes filles hurlantes, qui veulent les voir une fois en live. En Suisse également, des fan-girls et quelques fan-boys font la file depuis l’aube devant le Volkshaus de Zürich. Avant que les quatre musiciens ne montent sur scène, dans le cadre de leur tournée « Feel It All », ils ont pris le temps de faire une interview avec Tama.

Vidéo 1 – Plus de sexe avec les groupies pour Gustav
Tama : Bonjour et bienvenue à tous. Nous sommes avec Tokio Hotel !
Bill : Bonjour !
Tama : Bienvenue !
Bill : Merci beaucoup.
Tama : J’ai vu vos fans à l’entrée ; ils sont complètement fous. Ils vous attendent depuis déjà 7 heures du matin.
Bill : Oui, c’est ce qu’on nous a dit. C’est bien, c’est toujours un chouette accueil.
Tama : Les hurlements ne se sont pas calmés, en tout cas. Je me rappelle encore que je vous ai vu sur Viva, pour les Comet, quand j’avais 12 ans. Et les fans criaient tellement que ça en faisait mal aux oreilles.
Bill : Ça s’est un peu calmé aujourd’hui. La plupart ont grandi, tout comme nous, ils ont les premières
rides…
Tama : Où est-ce que tu as des rides ?
Bill : Donc c’est devenu un peu plus calme.
Tama : Attends, je vérifie si vous avez des rides. Je n’en vois pas !
Gustav : Je n’ai pas de rides, parce que j’ai un gros visage.
Tama : Mais non, ce n’est pas vrai. Mais tu aimes bien manger. Qu’est-ce que tu as mangé avant de venir ?
Gustav : Un bon cookie.
Tama : J’aimerais bien avoir un cookie aussi. Qu’est-ce qu’il faut faire pour avoir un cookie, ici ? [rires]
Gustav : Et qu’est-ce que nous devons faire pour avoir notre plateau de fromages suisses ?
Tama : Vous avez reçu quelque chose ?
Georg : Non, pas encore.
Tama : Pas encore ? On ira manger ça, alors.
Georg : On était très contents, parce qu’on nous a dit que tu allais nous amener du bon fromage.
Tama : Ils ne m’ont rien dit ! Mais j’ai apporté quelque chose, c’est là-bas, je peux aller le chercher. [rires] C’est tellement bien de vous revoir. On n’a rien entendu à votre sujet pendant un moment. Mais on pouvait lire dans la presse que Bill et Tom sont partis à L.A., et que les autres sont restés à Magdebourg. Et tu t’es marié, apparemment. C’est vrai ? Félicitations !
Gustav : Merci.
Tama : Est-ce que tu l’as déjà annoncé officiellement ?
Gustav : Oui.
Georg : Non, c’est une exclusivité pour toi.
Tama : On peut faire comme si c’était la première fois ? En exclusivité sur Joiz ! [rires] Qu’est-ce que ça fait d’être en tournée avec un homme marié ?
Bill : C’est bien, comme d’habitude ; rien n’a changé. Et nous sommes tous allés au mariage, c’était très beau. Nous avons passé une bonne soirée, et avons tous un peu trop bu. C’était très sympa. J’aime bien aller aux mariages, j’adore les mariages.
Tama : Et vous y avez rencontré quelqu’un que vous aimeriez épouser ?
Bill : Non, pas moi, malheureusement.
Georg : La plupart d’entre nous ne se rappellent plus grand-chose de cette soirée.
Tama : C’était si grave ?
Gustav : Ouais… [rires]
Tama : Tu peux encore être ami avec eux? Ta femme ne dit rien?
Gustav : Oui, bien sûr. Ce n’est pas un problème.
Tama : On dit toujours que tout change après le mariage. Est-ce que quelque chose a changé pour toi, dans ta vie ?
Gustav : Non.
Georg : Plus de sexe, évidemment, mais à part ça, ça va… [rires]
Tama : Et toi, tu es le responsable financier du groupe. Tu es à ta place en Suisse, alors.
Bill : Tu es très bien informée, bravo !
Tama : Bien sûr !
Georg : Tu t’es préparée.
Tama : Evidemment, quand on a l’honneur de vous rencontrer, il faut se préparer. Et comment ça se passe ? Tu es aujourd’hui en Suisse, est-ce que tu t’inspires un peu de ce qu’on fait ici ? [rires]
Georg : Non, non, ça va.
Tama : Vos chiens vous accompagnent ?
Bill : Ils sont avec nous, oui. Nous emmenons nos deux chiens partout, ils sont toujours avec nous en tournée, ils sont habitués. Nous avons déjà fait ça pour la dernière tournée, ça marche très bien.
Tama : Le petit est tellement mignon, Pumba. A qui appartient-il ?
Bill : C’est le mien.
Tama : Il mange beaucoup, non ?
Bill : Il adore manger, oui.
Tom : Mais même s’il ne mange pas beaucoup, il est déjà gros de nature, c’est comme ça. C’est un gros chien.
Bill : Il est un peu dodu.
Tama : Comme une peluche. [rires]

Traduction par *Elena*

Vidéo 2 – Tama touche les parties intimes de Tom Kaulitz

Tama : Je vois que vous êtes tous habillés de la même façon.
Tom : C’est vrai, on ressemble à un boys band. Ce sont nos vestes de tournée.
Tama : On peut les voir, un de vous pourrait se retourner ? Ouh ! « Feel It All » ! C’est la devise de la tournée, n’est-ce pas ?
Tom : Exactement. Nous sommes tous devenus paresseux et nous ne portons plus que nos vestes de tournée, parce que nous les aimons tellement.
Georg : Elles sont assez chics, quand même.
Bill : Nous n’avons pas envie d’ouvrir nos valises. Mais oui, c’est vestes viennent de Alpha Industries; ils les ont créées pour nous, chacun en a reçu une.
Tama : Mais n’es-tu pas tellement porté sur la mode que tu ouvres toujours ta valise tout de suite quand tu arrives quelque part ?
Bill : C’est vrai. Je porte aussi un pantalon Dior aujourd’hui ; je l’ai mis spécialement pour toi.
Tama : Bien sûr, c’est le minimum, merci. Et j’ai du parfum Dior – mais je ne veux pas faire de la pub pour Dior… Qu’est-ce qu’on est en train de faire ? [rires] Revenons à votre tournée. Elle s’intitule « Feel It All », et ce nom est aussi le programme de la tournée. Vous proposez vraiment à vos fans de tout vivre : ils peuvent aller sur scène, vous poser des questions,… C’est quand même génial ! C’est la nouvelle mode aujourd’hui ? On est obligé de faire ça ?
Bill : C’est la première fois que nous le faisons ; mais d’autres le font depuis déjà longtemps. Tout le monde le fait aux Etats-Unis, je ne connais personne qui ne le fasse pas. Nous nous sommes inspirés de ça et avons décidé d’essayer ça pour cette tournée. L’idée était vraiment d’être de nouveau en contact avec nos fans ; nous voulions les rencontrer, parler avec eux, nous rapprocher d’eux, dans un cadre plus intime. Et ça a très bien fonctionné. C’est super pour nous, nous les rencontrons avant et après le concert, et pouvons parler un peu avec tout le monde. C’est vraiment bien. Et nous passons aussi des bons moments sur scène ; tout le monde chante et danse. C’est très chouette. J’aime bien être dans des salles plus petites, plus intimes, avant de retourner dans les grandes salles à la fin de l’année. C’est vraiment sympa !
Tama : Je vais maintenant faire quelque chose – et je vais risquer ma vie quand je ressortirai tout à l’heure ! Je les ai tous touchés ! [rires] Je crois que c’est ce dont rêvent toutes ces filles.
Georg : Et tu as même touché les parties intimes de Tom ; tu ne l’as pas remarqué ?
Tama : Qu’est-ce que j’ai fait ? [rires] Pourquoi est-ce que j’ai touché tes parties intimes en touchant ton genou ? Explique-moi.
Tom : Parce que je suis « gaucher »…
Tama : Quoi ? Explique-moi ça, je ne comprends pas. Je veux savoir ! [rires]
Bill : Ça suffit ! [rires]
Gustav : Une jambe est plus grosse que l’autre, ça se voit, quand même.
Tom : Une de mes jambes est plus grosse que l’autre, parce que je suis « gaucher »…
Tama : Ça veut dire quoi, ça ? Je ne comprends pas.
Tom : Quand je porte un boxer trop étroit, il faut bien que je mette « tout ça » sur le côté…
Tama : Oh mon Dieu ! J’ai compris ! [rires] Je viens de Berne, et on dit que les filles de Berne sont un peu plus lentes à la détente.
Bill : Ah bon ?
Tama : Oui. Qu’est-ce qu’on dit sur les habitants de Magdebourg? Je ne dois pas vous le demander à vous, vous habitez à L.A., maintenant.
Bill : Tom et moi ne sommes pas vraiment originaires de Magdebourg, en fait.
Georg : Dans votre cœur, oui. [rires]
Bill : Nous ne sommes pas nés là-bas ; nous y avons seulement vécu, et très peu de temps.
Tom : Je ne sais pas du tout ce qu’on dit sur les habitants de Magdebourg. Qu’ils boivent beaucoup, peut-être ?
Gustav : On dit ça de tous les Allemands, qu’ils boivent beaucoup. Ce n’est pas spécifique aux gens venant de Magdebourg.
Georg : Magdebourg est la deuxième ville la plus verte d’Allemagne. Et est depuis cette année la ville avec l’économie la plus dynamique…
Tom : Verte parce que tout le monde fume de l’herbe, c’est ça ? [rires]
Georg : Non, elle a le plus d’arbres par rapport au nombre d’habitants.
Tama : C’est intéressant, ça.

Traduction par *Elena*

Vidéo 3 – Bill Kaulitz critique Gustav et Tama

Tama : Vous êtes tous très raisonnables : aucun de vous ne mange de la viande, sauf toi [Gustav], c’est ça ?
Bill : Oui.
Tama : C’est fou, ça. Et pourquoi ?
Bill : Par amour pour les animaux. Nous avons tous des chiens et nous aimons les animaux. Nous ne pouvions simplement plus faire ça. Nous voulons le faire de manière très consciente. Nous mangeons parfois du poisson, mais sinon nous essayons d’être complètement végétariens. Par amour pour les animaux. Et l’élevage de masse est un problème qui nous préoccupe beaucoup. Nous ne voulons pas encourager cela, et essayons de nous nourrir autrement.
Tama : Je trouve ça très bien. [A Gustav] Comment est-ce que tu te positionnes par rapport à ça ?
Gustav : Je mange de la viande. [rires]
Bill : Je pense qu’on ne peut forcer personne à faire cela. C’est une maturité psychologique que tout le monde n’a pas encore atteinte. Mais ça viendra.
Tama : Aïe, ça fait mal, ça ; et devant les caméras, en plus. [rires] Je n’ai pas encore non plus la maturité psychologique nécessaire.
Bill : Vous y arriverez un jour.
Tom : Je ne peux pas comprendre… Mon chien ressemble un peu à une vache…
Tama : Il est immense !
Tom : Oui, il est grand, noir et blanc, et ressemble à une adorable vache. Donc c’est comme si je tuais ses frères.
Tama : Quand on voit les choses comme ça, évidemment, on ne peut plus manger de viande.
Gustav : Heureusement qu’il y a des vaches qui ont un pelage d’une autre couleur. [rires]
Tom : Il existe tellement de vidéos qui montrent comment est produite la viande qu’on achète au supermarché ; et quand on voit ça, on ne peut plus en manger…
Tama : [A Georg] Tu aimes aussi les animaux. Tu as un tout petit chien ; est-ce que c’est bien un chien, en fait ?
Georg : Bien sûr que c’est un chien.
Tama : Il ressemble un peu à un petit chat.
Bill : Un cochon d’Inde !
Georg : C’est un petit mâle.
Tama : Tu l’adores, ce chien, non ? Quand on va sur ton compte Instagram, une photo sur deux montre ton chien.
Georg : Pas une sur deux, mais une sur trois, oui. Mais il est si mignon ! Je dois partager ça.
Tama : Mais attends… Est-ce que tu as une copine – si je peux poser la question ?
Georg : Oui.
Tama : Est-ce qu’elle ne le prend pas mal, de voir qu’il y a plein de photos de ton chien sur Instagram et pas une seule d’elle ? [rires]
Bill : Je pense qu’elle est très contente qu’il n’y ait pas de photo d’elle.
Tom : C’est réservé au compte Instagram privé.
Tama : Ah, vous avez aussi des comptes Instagram privés ?
Bill : Moi pas, je n’en ai qu’un.
Tom : Je n’en ai pas.
Tama : Tu n’as pas de compte ?
Tom : J’ai un compte Instagram…
Tama : Avec une seule photo, non ?
Tom : Non, aucune photo, mais c’est bien mon compte officiel. Et quand j’aurai assez d’abonnés, je posterai quelque chose.
Tama : Ça veut dire quoi « assez » ?
Tom : Au moins autant que Bill.
Tama : Bill, tu en as combien ?
Georg : Tu mets la barre toujours plus bas. Avant, tu disais que tu voulais au moins un millions d’abonnés…
Tom : Je veux avoir au moins autant d’abonnés que Bill sans rien poster ; il a déjà mis plein de choses pour ses abonnés, j’aimerais en avoir autant que lui sans rien poster, puis je posterai tous les jours quelque chose.
Georg : Il ne faut surtout pas le soutenir.
Tama : Je vais être un peu méchante, mais est-ce que ce n’est pas un peu arrogant ? [rires]
Bill : Oui !
Tom : Oui, mais c’est marrant ! [rires] En plus, je battrais un record : il n’y a sûrement eu personne qui a eu autant d’abonnés sans poster une seule photo.
Tama : D’accord, c’est une compétition, alors.
Tom : Oui, et c’est bon pour mon égo. C’est le sujet de dispute principal au sein du groupe, et nous nous affrontons en permanence. Donc j’ai besoin de ça pour mon égo.
Tama : Puisqu’on parle d’égo… Vous deux êtes toujours omniprésents, alors que vous êtes parfois les membres oubliés de Tokio Hotel – désolée de le dire comme ça.
Georg : Honnêtement, je trouve ça super.
Tama : Je trouve ça très injuste. Est-ce que vous le prenez mal ?
Georg : Non.
Tama : Ça vous est égal ?
Gustav : Je n’ai encore jamais eu d’égo, donc je ne sais pas ce que ça fait. [rires]
Bill : En fait, nous formons un groupe depuis quinze ans et chacun est satisfait de son rôle et fait ce qu’il a envie de faire. Nous n’avons pas de règles au sein du groupe, pour déterminer qui fait quoi et qui parle combien de temps… Notre devise est « Vivre et laisser vivre ». [rires] Chacun peut faire ce qu’il veut. Nous ne les repoussons pas dans l’ombre pour qu’ils ne puissent rien dire…
Georg : Pas officiellement, en tout cas.
Bill : Et chacun aime la manière dont les choses sont organisées, tout le monde y trouve son compte. Ça a toujours été comme ça.
Tama : Les choses se font naturellement et il n’y a pas de discussion ?
Bill : Exactement.
Tama : Je me posais la question parce que tu as dit que c’était un sujet de dispute dans le groupe…
Tom : Je plaisantais. Mais en ce qui concerne mon égo et mon compte Instagram, j’étais sérieux.
Tama : Ok, abonnez-vous à son compte, et il postera peut-être enfin des photos. Mais on peut aussi aller sur le site web pour voir les photos.
Tom : Il y a des photos ?
Bill : Oui, il y a des photos, mais pas les tiennes.
Tom : Sur Instagram, je mettrais des photos très privées, que l’on n’a jamais vues avant.
Tama : Je ne veux pas en savoir plus. [rires] Je ne sais pas où tu t’arrêterais.
Georg : Tom pour la première fois en short, et tu sais ce qui va dépasser en bas, alors…
Tama : Eh oui, on revient là-dessus. [rires] Il m’a vraiment fallu du temps pour comprendre.

Traduction par *Elena*

Vidéo 4 – Tom Kaulitz : « C’est passé beaucoup trop vite »

Tama : Tu l’as déjà mentionné – depuis 2000 ou 2001 : cela fait déjà quinze ans que vous êtes ensemble, et 10 ans que vous avez un succès fou. « Durch den Monsun », il y a 10 ans. Un beau voyage ! Si vous réfléchissez à ces 10 années, quelle a été le meilleur moment ?
Bill : Je ne pense pas qu’il y ait un seul moment. Je me rappelle encore, quand nous avons commencé à nous faire connaître, et que nous avons regardé pour la première fois le classement des chansons… Je me disais que je ne devais pas regarder, je ne savais même pas comment cela fonctionnait. Et tout à coup notre chanson s’est retrouvée à la première place. C’est un sentiment incroyable, on se demande ce qui est en train de se passer. Nous n’arrivions pas le croire, nous avons eu du mal à réaliser ce qui se passait, et nous ne savions pas ce que la vie nous réservait encore.
Tom : Je dois dire que c’est malheureusement passé assez vite. On n’a pas l’impression que 10 ans ont passé. Et il y a beaucoup de choses que l’on ne réalise pas sur le moment. Il faut tous les jours se rappeler de ça, et s’efforcer de vivre les choses et d’en profiter. Il y a eu une période où les choses s’enchaînaient très rapidement ; un jour après l’autre, un prix après l’autre. Nous ne savions plus dans quelle ville nous étions, quel prix nous avions gagné la veille… On ne remarquait plus vraiment ce qui se passait. C’était un vrai défi pour nous de vivre ça tous les jours, et d’en profiter. Et pour cette tournée aussi. On retombe très vite dans un rythme, parce qu’on a tellement de choses à faire. Et c’est très difficile de réellement profiter de ces moments. Ça peut paraître bizarre de dire ça, mais c’est la vérité. Et 10 ans passent trop vite, si on ne fait pas attention.
Tama : Je peux imaginer ça ; si on travaille tellement, on ne remarque pas que la vie passe. Est-ce qu’il y a des moments pour lesquels vous vous dites, avec le recul, « c’était vraiment génial, mais je n’y ai pas fait attention. » ?
Tom : Oui, il y en a beaucoup. Je ne sais pas… Par exemple, quand nous avons gagné notre premier prix international, aux MTV ; c’était à Münich, je crois ? Et après ça, les prix se sont enchaînés les uns après les autres… J’aimerais bien revenir à cette époque, et boire encore plus pour fêter ça. [rires]
Tama : Je suppose que c’est ce que nous allons vivre ce soir ; vous jouerez ici, dans le Volkshaus. Est-ce que vous connaissez bien le public suisse ?
Bill : Ça fait longtemps que nous ne sommes plus venus ici ; je suis curieux. Et je pense qu’il y a beaucoup de personnes qui viennent de l’étranger, ce soir. Je ne sais pas dans quelle langue je devrai parler.
Tama : Ça va être intéressant. À l’entrée, j’ai entendu de l’espagnol,…
Bill : De l’italien…
Tama : Des langues de l’est…
Bill : Du français… Il y aura beaucoup de monde. Et c’est donc assez difficile, parce que je ne sais pas si je dois parler en allemand ou en anglais. On verra bien.
Tama : Vous avez également dû décider si vous faites votre musique en allemand ou en anglais. Vous vous êtes décidés pour l’anglais. Pourquoi ?
Bill : Nous avons fait de la musique en allemand pendant un moment, et c’était bien. Mais je trouve ça très difficile d’écrire un bon texte en allemand ; et je trouve que la plupart des chansons allemandes qui ont du succès aujourd’hui sont très mauvaises.
Tama : C’est vrai ? Quoi ça, par exemple ?
Bill : Je ne sais pas, ce qu’on entend à la radio en général.
Tama : « Atemlos » !
Bill : Par exemple ! C’est quelque chose que je n’aime pas du tout. Il y a beaucoup de choses en allemand que je ne peux pas écouter. Mais c’est bien, il y a des gens qui aiment faire ça ; mais personnellement, je n’avais plus envie d’écrire en allemand. Nous avons écrit quelques bons textes allemands. Mais ce n’était plus le bon moment pour ça. Nous avons écrit en anglais et avons trouvé ça bien. Et je pensais aussi en anglais ; ça m’amusait d’écrire dans cette langue, je me sentais mieux. Et nous ne voulions plus traduire.
Tama : Peut-être aussi parce que vous vivez maintenant à L.A. Comment est la vie là-bas ? On connait beaucoup de clichés : les gens font attention à leur santé, tout le monde est beau, il fait toujours chaud… C’est un peu superficiel, aussi ?
Bill : Oui, tout ce que tu as dit est juste. [rires] Les gens vivent très sainement, tout le monde se lève très tôt, on trouve des boissons énergisantes partout, du yoga, des cours de pilates. Et nous sommes les Européens qui ne s’intègrent pas : nous sortons tard le soir, nous nous levons tard,… Nous nous faisons vraiment remarquer, oui.

Traduction par *Elena*

Vidéo 5 – Tokio Hotel dispersé sur deux continents

Tama : Vous avez dit en interview que vous pouvez bien vous cacher à L.A. Ça ne sera bientôt plus possible, non ?
Bill : On verra. Je pense que ça sera toujours une bonne ville pour les personnes connues, parce que c’est la ville la plus importante en ce qui concerne le divertissement, et beaucoup de gens qui veulent devenir célèbres y viennent. Et ceux qui ne recherchent pas la célébrité et veulent se cacher peuvent le faire très facilement. Nous avons toujours pu nous cacher derrière les gens. Et tu peux faire attention où tu vas, pour éviter d’être vu. Pour nous, c’était la ville parfaite pour se cacher.
Tama : Et vous parvenez même à vous cacher des deux autres. On pourrait construire un mur ici, d’un côté l’Allemagne, et de l’autre les Etats-Unis. Comment fonctionne un groupe qui vit entre deux continents ? C’est dingue, quand même.
Georg : Nous n’étions pas séparés tout le temps. Bill et Tom sont venus souvent en Allemagne, et nous allions à L.A. Et sinon, nous sommes toujours en contact grâce à Internet, par Skype.
Tom : Nous n’avions pas vraiment l’impression d’être séparés, en fait. C’est un peu comme en tournée… Notre bus nous amène à Francfort, nous prenons l’avion pour L.A., et ils retournent à Magdebourg ; et deux semaines plus tard, on se revoit à nouveau ailleurs dans le monde. Donc ce n’est pas si long, et ce ne sont pas de si grandes distances. Notre maison est là, et leur maison est ici, mais ce n’est pas un gros problème. C’est comme si nous avions des chambres d’hôtel séparées. On ne remarque pas vraiment la différence.
Tama : Oui, tout est relié aujourd’hui, et on voyage plus facilement.
Tom : Exactement. On s’installe dans l’avion et on se rencontre ailleurs dans le monde. Et nous avons enregistré l’album partout : en Allemagne, à L.A., dans différents endroits des Etats-Unis. Nous faisons toujours ça là où nous nous trouvons. Et de par notre job, nous voyageons tout le temps de toute façon. Donc ça n’a pas vraiment d’influence.
Tama : « Kings of Suburbia » ! Quand on regarde le dos de la pochette pour voir les titres, il n’y a que des abréviations. Ça m’énerve ! Quand on envoie des sms aujourd’hui, tout le monde écrit « lmfao », tout est toujours raccourci. Et j’ai parfois l’impression que les gens ne prennent plus le temps pour les choses. C’est la nouvelle génération qui est comme ça ?
Tom : D’abord, c’était l’idée de Bill de mettre des abréviations ; une des seules idées que Bill a eues. Et nous avons trouvé ça très cool, en fait. C’est plutôt pour l’aspect artistique de la pochette, on trouve que ça donne bien. Mais nous avons mis toutes les paroles des chansons dans le livret, on peut lire tout ça tranquillement. Nous avons passé beaucoup de temps là-dessus : sur la pochette, les vidéos, l’aspect visuel et créatif. Nous y avons beaucoup travaillé ; et uniquement avec des amis, des gens qui aiment le groupe, qui nous connaissent, avec qui nous avons envie de travailler ; et nous avons éliminé tout ceux qui ne font ça que pour l’argent. Nous y avons mis beaucoup d’amour, et nous espérons que les gens l’apprécieront, et prendrons du temps pour regarder tout ce que nous avons fait. Et ça n’a donc rien à voir avec les abréviations d’Internet ; je ne les connais pas, d’ailleurs, parce que je ne suis ni sur Twitter, ni sur Instagram, comme nous l’avons déjà dit. Donc je ne connais pas toutes ces abréviations. J’ai une fois mal écrit quelque chose, et mon meilleur ami était mort de rire… [rires] Qu’est-ce que c’était ? « Rolf », je crois. C’est faux, mais je ne savais pas ce que ça veut dire, donc je l’ai mal écrit. [rires]
Tama : Et maintenant, tu sais ce que ça veut dire ?
Tom : Oui, maintenant je le sais. [rires]
Tama : J’ai aussi du mal avec les abréviations. Mais avec vous, ça va, parce que quand on clique dessus, le titre apparaît en entier. Merci beaucoup pour l’interview, c’était très chouette ! Amusez-vous bien ce soir !

Traduction par *Elena*

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s