Interview with Armin Doppelbauer @ Café Puls – [Vienna – 03.26.2015]

Il y a exactement 10 ans, ils sont arrivés sur la scène musicale et ont conquis les cœurs des jeunes filles partout dans le monde ! Nous parlons de Tokio Hotel. La Tokio-mania a fini par prendre trop d’ampleur, même pour le groupe, qui a décidé de faire une longue pause ! L’année passée, ils ont tenté de revenir. Ce retour est-il réussi, et pourquoi demandent-ils des prix si exorbitants pour les tickets de leurs concerts ? C’est ce qu’ils ont expliqué à notre expert musical Armin Doppelbauer.

Armin Doppelbauer : Les garçons de Tokio Hotel sont devenus adultes ! Et, après cinq ans de pause, ils veulent montrer qu’ils sont toujours là. Leur tournée des clubs à travers l’Europe s’est conclue récemment ; une tournée qui les a bien sûr aussi amenés à Vienne.
– Ils sont de retour sous les feux de la rampe ! Bonjour les gars ! Comment allez-vous ? La flamme des débuts brûle à nouveau en vous ?

Bill : Nous sommes déjà à la fin de la tournée – encore deux concerts – et nous allons très bien. C’était très amusant ! Assez épuisant aussi, nous nous réjouissons de pouvoir rentrer bientôt à la maison, et faire une petite pause.

Armin Doppelbauer : Les pauses sont toujours importantes pour ces jeunes de 25 ans. Après être devenus célèbres du jour au lendemain, et avoir suscité une véritable hystérie, ils ont vite découvert les revers de la célébrité. En 2010, ils en ont eu assez et sont partis se cacher à L.A.

Bill : C’était devenu trop pour nous. Nous avions besoin d’une pause, de pouvoir souffler un peu. C’était important au niveau personnel, mais aussi au niveau musical : nous passions sans cesse de la tournée au studio, sans pouvoir respirer. Et au niveau personnel, nous avions tous grandi et voulions avoir une vie privée. Tom et moi n’en avions pas du tout et nous avons dû d’abord nous en créer une.

Tom : Comme l’a dit Bill, ce qui était le plus important pour nous, c’était de pouvoir avoir une vie en-dehors du groupe. Avant, quand nous rentrions chez nous, nous ne savions pas quoi faire. Je ne connaissais même pas le boulanger du quartier où nous habitions. C’était donc important pour nous.

Armin Doppelbauer : Le milieu de la musique est assez impitoyable – on l’oublie parfois. Aviez-vous peur pour votre retour?

Bill : Pas du tout. Beaucoup de personnes nous ont dit : «Attention, c’est un suicide pour votre carrière ! On ne peut pas faire ça de nos jours.» Mais je pense qu’il faut se libérer de ça. On ne peut pas prévoir le succès, de toute façon. Le plus important est de se sentir bien et d’être sûr de soi. Alors un succès est possible. Mais ce n’est pas quelque chose qu’on peut planifier ; on ne peut pas se dire : «Je vais faire un chef-d’œuvre.» Nous n’avons pas eu énormément d’attentes quand nous nous sommes lancés. Notre but était de faire un album qui nous plaît, et de voir ensuite ce qu’en pensent les gens.

Armin Doppelbauer : Le succès de ce nouvel album est cependant limité. Mais leurs concerts live suscitent beaucoup de réactions. Non pas parce qu’ils ont lieu dans de petites salles, mais à cause des prix élevés des tickets. Pour un ticket VIP et un contact privilégié avec les garçons, il fallait débourser la somme incroyable de 1850€.

Bill : J’ai parfois l’impression que nous sommes des précurseurs pour ce genre de choses ; mais nous n’avons pas inventé le principe des tickets VIP, nous l’avons repris d’autres groupes, qui font ça depuis longtemps. Aux Etats-Unis, c’est tout à fait normal. Je pense que ça va se développer en Allemagne et en Europe.

Armin Doppelbauer : Mais 1850€, c’est quand même beaucoup !

Bill : Bien sûr, mais c’est un ticket destiné aux gens qui le veulent vraiment ; pour assister au concert, il ne faut pas dépenser autant. Avec ce ticket-là, il y a beaucoup plus : on peut nous rencontrer, chanter une chanson avec nous…

Tom : Je pense que c’est surtout une expérience d’une journée, quelque chose qu’on fait une fois dans sa vie. C’est alors un concert très spécial ; on n’assiste pas simplement au spectacle pendant une heure et demie, mais on peut aller en coulisses, parler avec les artistes,… Je pense que c’est l’avenir, beaucoup de gens l’ont déjà compris, et nous maintenant aussi.

Armin Doppelbauer : L’assurance de Tokio Hotel semble être toujours intacte, et cela malgré les nombreuses critiques négatives dans la presse.
– Pouvez-vous maintenant vous promener plus tranquillement dans la rue ?

Tom : Nous ne le faisons pas beaucoup, pour être honnête.

Bill : Oui, en tournée, nous ne sortons pas beaucoup. Mais si nous voulons aller quelque part, nous remarquons quand même que ce n’est pas si facile. Nous avons toujours quelqu’un avec nous ; nous sortons rarement sans sécurité. Aux Etats-Unis, c’est plus détendu. L.A. est une ville où on trouve beaucoup de personnes dingues et décalées, c’est donc très facile de s’y cacher.

Armin Doppelbauer : Tokio Hotel ! Même après quelques années de pause et le souhait de pouvoir refaire de la musique, avoir une vie normale semble être toujours aussi difficile pour les quatre jeunes de Magdebourg.

Traduction par *Elena*

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