Interview for Stuttgarter Nachrichten

deezer

Hello Bill, hello Tom. I was at your concert in 2006 at he Stuttgarter Schleyerhalle. There have been many young and screaming girls. In 2017, you will perform at the Wizemann. Who goes to your concerts nowadays?

Tom: Just like back then — people with a good taste in music.
Bill: Many grew up with us. They are with us since we released our first song in 2005. That is probably nostalgia. But there are also people coming to our shows because our music is now very different.

Salut Bill, salut Tom. J’étais à votre concert en 2006 au  Stuttgarter Schleyerhalle. Il y avait beaucoup de jeunes filles qui criaient. En 2017, vous allez jouer au Wizemann. Qui va à vos concerts de nos jours?
Tom: Comme avant — des gens qui ont de bons goûts musicaux.
Bill: Plusieurs ont grandi avec nous. Ils sont avec nous depuis que nous avons sorti notre première chanson en 2005. C’est probablement lié à la nostalgie. Mais il y a aussi des gens qui viennent à nos concerts car notre musique est vraiment différente maintenant.

How did you develop in a musical way?

Bill: It had already started with the third album; our music became more electronic. We reached the peak with our last album. It is very electronic. We have not been doing anything with a guitar, bass and drums in a long time already. However, we have seven laptops on stage. Georg and Tom rarely play their original instruments anymore; it is not the classic band thing anymore. We have the aspiration to create an experience so that people get to see something new. That is why Tokio Hotel is also quite visual.

Comment vous-êtes vous développés musicalement?
Bill: Ça avait déjà commencé avec notre troisième album; notre musique est devenue plus électronique. Nous avons atteint le sommet avec notre dernier album. Il est vraiment électro. Nous n’avons rien fait avec une guitare, une basse et une batterie depuis longtemps. Nous avons en même temps sept ordinateurs sur scène. Georg et Tom jouent rarement de leurs instruments maintenant; on ne fonctionne plus comme un groupe classique. Nous aspirons à créer une expérience, à ce que les gens aient quelque chose de nouveau. C’est pourquoi Tokio Hotel est aussi très visuel.

What music interests you at the moment? What inspires you?

Bill: We listen to many mixed music, let ourselves being inspired by DJs, we go to the Coachella festival every year, etc. We like artists like Chvrches, Daft Punk and Depeche Mode. And I love Robyn more than anything.
Tom: I did not even know that she had had a hit in the 90s.

She was a teen star in Sweden. There are parallels with Tokio Hotel.
Bill: I love “Call your Girlfriend” so much. I could let this song play on repeat all day long.

Quelle musique vous intéresse en ce moment? Qu’est-ce qui vous inspire?
Bill: Nous écoutons beaucoup de musique mixée, nous nous laissons influencé par des DJs, nous allons au festival Coachella chaque année, etc. Nous aimons des artistes tels que Chvrches, Daft Punk et Depeche Mode. Et j’aime Robyn plus que tout.
Tom: Je ne savais même pas qu’elle avait eu un hit dans les années 90.
Elle était une star adolescente en Suède. Il y a des parallèles à faire avec Tokio Hotel.
Bill: J’aime tellement “Call your Girlfriend”. Je pourrais l’écouter en boucle toute la journée.

You went to Los Angeles in 2010 overnight. Why did the situation with fans go out of control?

Tom: We had come to a point where we would come back home after a tour and ask ourselves what we should actually expect from life. And that was no life anymore at that point. It was not possible in Germany anymore. We could not go out without being besieged. As someone broke into our house as we were on the road, we never came back again. We left the country overnight to go somewhere where we could live. We needed that.
Bill: Now, in insight, we can say that. Back then, it simply was a rescue mission. We could not go back home anymore and reacted by fleeing.

What was the biggest freedom after you move to LA?

Bill: It took us a while before we could realize it. At the beginning, we did not even go out and, if we did, we went out with body guards. Bit by bit we went out alone — to the supermarket or to the cinema, for example. That was very new and unfamiliar. I felt like an alien who had been abandoned somewhere. LA has been our home for seven years, and we really enjoy that we can make our day the way we want.

Vous êtes partis à Los Angeles en 2010. Pourquoi la situation avec les fans a autant dégénéré?
Tom: Nous avions atteint le stade où nous rentrions à la maison après une tournée et que nous nous demandions ce que nous attendions réellement de la vie. Ce n’était plus une vie à ce stade. Ce n’était plus possible pour nous en Allemagne. Nous ne pouvions plus sortir sans être assiégés. Et comme quelqu’un est entré par infraction chez nous lorsque nous étions sur la route, nous ne sommes jamais revenus. Nous avons quitté le pays un soir et sommes partis trouver une vie ailleurs. Nous en avions besoin.
Bill: Maintenant, on peut dire cela. Avant, c’était seulement une mission de secours. Nous ne pouvions plus revenir à la maison, alors nous avons réagi par la fuite.
Quelle est la plus grande liberté que vous avez acquise après votre déménagement à LA?
Bill: Ça nous a pris un moment avant que nous le réalisions. Au début, nous ne sortions même pas et, si nous le faisions, nous sortions avec un garde du corps. Petit à petit, nous avons commencé à sortir seuls – au supermarché et au cinéma, par exemple. C’était vraiment nouveau et pas familier. Je me sentais comme un alien qui avait été abandonné quelque part. LA est notre maison depuis sept ans, et j’apprécie vraiment que nous puissions organiser notre journée de la manière que nous voulons.

Which artistic freedoms do you have due to the success you have had as a teen band?

Bill: More than ever. The best thing about success is that it brings along a certain sense of “relaxation”. You do not have to “do” anymore. We only do whatever we really want to do. Of course, we are happy when people share that with us.

Quelles libertés artistiques avez-vous grâce à votre succès en tant que groupe d’adolescents?
Bill: Nous en avons plus qu’avant. La meilleure chose avec le succès, c’est que ça l’amène un certain sens de “relaxation”. On n’a plus à “faire”. Nous ne faisons que ce qui nous tente vraiment. Bien sûr, nous sommes contents lorsque les gens partagent cela avec nous.

Nowadays, there are things such as Instagram and other platforms on which you can reach your fans. How did your life change as a pop star in Germany in the past years?

Bill: We have fought quite a long time against social media. It seems like we are pretty old, but in 2005, it was very different. Back then, there were many music shows in Germany, for example. They do not exist anymore today. Nowadays, it is important to release your music on YouTube and Facebook.
Tom: But that is also a thing that we had to get used to. We come from a different era.
Bill: It has positive aspects too. We just announced the tour on Facebook. There is no poster campaign or anything like that. But if you had a bad concert, then everyone would know it from Twitter & co.

De nos jours, il y a des choses comme Instagram et d’autres plateformes sur lesquelles vous pouvez joindre vos fans. Comment votre vie a-t-elle changé en tant que pop star en Allemagne ces précédentes années?
Bill: Nous nous sommes battus longtemps contre ces réseaux sociaux. Ça semble comme si nous sommes assez vieux, mais en 2005, c’était vraiment différent. Avant, il y avait plusieurs émissions de musique en Allemagne, par exemple. Ils n’existent plus. De nos jours, c’est important de sortir sa musique sur YouTube et sur Facebook.
Tom: Mais c’est aussi une chose à laquelle nous avons dus nous habituer. Nous venons d’une autre époque.
Bill: Ça l’a aussi des aspects positifs. Nous venons juste d’annoncer la tournée sur Facebook. Il n’y a pas de poster ou quoi que ce soit du genre. Mais si nous effectuons une mauvaise performance lors d’un concert, alors tout le monde l’apprendra grâce à Twitter et compagnie.

Do you still have a record label?

Bill: We had been with Universal for more than ten years, but now we are signed elsewhere (Sony). But those contracts you used to sign for more albums and years do not exist anymore. Classic structures are extinct.

Is there something that you would do differently today?

Tom: Hardly. Of course, there are things one could have avoided, but does one really want that?
Bill: One only understands one’s life backwards. Some things do not make sense at the moment, but when one looks back at them, it will be alright. It went very well with us. We are very grateful.

Avez-vous encore une maison de disque?
Bill: Nous avons été avec Universal pendant plus de dix ans, mais maintenant nous sommes ailleurs (Sony). Mais ces contracts que l’on signait avant, pour plus d’albums et d’années, n’existent plus. Les structures classiques se sont éteintes.
Est-ce qu’il y a quelque chose que vous feriez différemment aujourd’hui?
Tom: Difficilement. Bien sûr, il y a des choses que nous aurions pu éviter, mais qui voudrait cela?
Bill: On ne comprend notre vie que quand on l’observe à l’envers. Certaines choses ne font pas de sens sur le moment, mais quand on y repense, on sait que tout va bien aller. Ça s’est vraiment bien passé pour nous. Nous sommes vraiment reconnaissants.

…………

Source: stuttgarter-nachrichten.de
English translation by Tokio Hotel Alien, French translation by THCanada.

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