New interviews and translations


SMASH PRESS: “Tokio Hotel talks amateur porn, ‘Dream Machine’, nostalgia, Disney and more!” / Tokio Hotel parle de porno amateur, de ‘Dream Machine’, de nostalgie, de Disney et de plus encore! 


TOAZTED: “Tokio Hotel talks about being free, new album, amazing fans and more!” / Les Tokio Hotel parlent de liberté, de leur nouvel album, de leurs fabuleux fans et encore plus! 


C’CAUET: Ps. We had already posted the audio version, but here’s the video! / Nous avions déjà posté la version audio, mais voici une vidéo de l’entrevue 😉 


DW POPXPORT: “You’ve asked – Tokio Hotel answered: Here are their positions on crucial topics such as penis reductions, babysitters and Adele. Enjoy!” Vous avez demandé – Tokio Hotel a répondu: Voici leurs points de vue sur des sujets importants tels que la réduction de pénis, les babysitters et Adele. 

English translation: 

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Journaliste: La première question est pour toi, Tom. Lys aimerait bien savoir: tu as déjà 90 000 abonnés sur Instagram et toujours aucune photo. Quand cela changera-t-il?
Tom: Peut-être à 100 000. Qui sait? Continuez à vous abonner… [rires]
Journaliste: … et après tu posteras une photo de toi nu.
Tom: Et après il y aura peut-être une photo de moi nu, oui.
Journaliste: Gustav: lequel de tes collègues du groupe engagerais-tu comme baby-sitter?
Gustav: Euh, aucun.
Tom: Ça m’intéresserait de savoir ça, oui.
Gustav: Aucun! Vraiment!
Georg: Mais tu dois choisir, tu dois en désigner un.
Gustav: Je dois? Vraiment? Alors je choisirais Bill. Très honnêtement.
Journaliste: Et pourquoi?
Bill: Parce que je suis gentil.
Gustav: Parce que c’est quelqu’un de très gentil, oui.
Journaliste: On va continuer avant qu’une dispute n’éclate entre les garçons. Georg, Jennifer aimerait savoir quel est ta phrase préférée du nouvel album?
Tom: Il faut que tu te rappelles d’une phrase, maintenant.
Georg: Oui, je dois en trouver une.
Journaliste: Tu n’en connais aucune, c’est ça?
Georg: «High as fuck», j’allais justement le dire. [rires]
Journaliste: On ne va pas te demander pourquoi. Bill, la prochaine question est pour toi. Kevin aimerait savoir quand on pourra voir la vidéo de California High, dans ton projet Billy?
Bill: Elle devrait déjà être sortie… Mais la vidéo est terminée, donc je dirais dans les prochaines semaines, j’espère.
Journaliste: Eh bien, Kevin, il y a de l’espoir. La prochaine question est pour vous tous. Adele aimerait savoir ce que vous pensez des opérations de chirurgie esthétique, et si vous changeriez quelque chose à votre apparence.
Tom: Alors déjà, Adele, je veux te dire que tu as un corps magnifique, je ne changerais rien. Ta voix est superbe aussi, je suis allé à ton concert, c’était génial. [rires]
Bill: Je n’ai pas de problème avec les opérations de chirurgie esthétique. Si on veut changer quelque chose, pourquoi pas.
Journaliste: Est-ce que tu as déjà fait quelque chose?
Bill: Non. Mais je trouve que ce n’est pas un problème de faire quelque chose.
Tom: J’ai déjà pensé à me faire réduire le pénis, mais bon…
Bill: Je dois dire que je trouve que c’est plus difficile pour les hommes. Je trouve que les hommes vieillissent assez bien. Les rides, les cheveux gris, la barbe, je trouve tout ça super…
Tom: Tu es en train de dire que les hommes vieillissent bien, et les femmes, non?!
Bill: C’est vrai que pour les femmes, c’est parfois un peu difficile. Je peux comprendre que les femmes aient plus de mal, et il y a plus de pression de l’extérieur, de la part des gens. Donc je peux comprendre qu’elles veulent changer un peu, et si cela les aide à se sentir mieux, ce n’est pas un problème.
Journaliste: Julie demande ce que vous écoutez en ce moment, et ce que vous avez chanté sous la douche ce matin. Gustav?
Gustav: Je pense que c’était Kikaninchen, une chanson que je chante pour ma fille. [rires]
Journaliste: Mafalda aimerait savoir s’il y a des artistes allemands que vous appréciez particulièrement?
Bill: Celui qui fait la chanson «Barfuß am Klavier», je le trouve très bien. C’était une chouette chanson.
Homme: AnnenMayKantereit.
Bill: Oui, AnnenMayKantereit, je le trouve très chouette. Sinon, Clueso a aussi de bonnes chansons. MC Fitti a fait un très bon premier album, on l’a beaucoup aimé.
Journaliste: Bill, Victoria aimerait avoir des conseils. Elle voudrait devenir chanteuse, mais n’a pas la confiance en elle nécessaire. Aurais-tu des conseils, que peut-elle faire, qu’est-ce qui t’a aidé?
Bill: En ce qui me concerne, j’ai toujours eu beaucoup d’assurance. [rires] Peut-être parfois un peu trop. Je pense que le plus important est de s’y confronter. Ça paraît peut-être plus facile à dire qu’à faire, mais il faut se produire, se produire, se produire, et sortir. Chanter toujours dans sa chambre, ça n’aide pas…
Tom: Je dirais que si tu n’arrives même pas à te produire dans un petit village, devant un petit public, alors tu peux l’oublier.
Bill: Mais il faut dire qu’il y a énormément d’artistes qui sont toujours très stressés. Je connais des collègues qui vont vomir avant chaque concert et qui sont incroyablement stressés tous les soirs. Ça existe aussi.
Tom: Quand on commence, oui…
Bill: Mais au bout d’un moment, il faut se confronter à ça et aller sur scène le plus vite possible.
Traduction par *Elena*

English translation:

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Fans: Nous voulons Tokio Hotel!
Journaliste: Cet après-midi, tout était comme avant pour Tokio Hotel devant la salle, et le soir, tout le monde a fait la fête à l’intérieur. 1600 fans euphoriques chantent «Boy Don’t Cry», du nouvel album «Dream Machine». Même après douze ans, le public de Tokio Hotel est encore majoritairement féminin. Qu’en pensent les musiciens?
Tom: Nous n’avons rien contre les belles jeunes femmes à nos concerts, évidemment. C’est génial. Surtout pour Georg et Gustav, c’est pour ça qu’ils aiment bien partir en tournée. Ça leur fait un petit changement, de temps en temps. Donc non, nous n’avons rien contre ça.
Journaliste: La Reeperbahn a Hambourg. Devant le club Docks, les fans attendent depuis cinq heures du matin pour l’ouverture des portes; certains avec des couvertures chauffantes. Et pourquoi?
Fan 1: On se réjouit pour le concert, et on aime bien venir tôt.
Fan 2: J’attendrais une éternité pour les garçons, je les adore.
Fan 3: On se connaît, c’est sympa d’être ensemble, de se voir déjà avant le concert et d’en profiter.
[Fans chantent «Durch den Monsun»]
Journaliste: Cette chanson, tous les fans de Tokio Hotel pourraient la chanter même dans leur sommeil. «Durch den Monsun» a lancé la carrière du groupe en 2005. Un hit pareil, est-ce une bénédiction ou un fléau?
Bill: Je suis très heureux que nous ayons une chanson comme ça. Beaucoup de groupes aimeraient avoir ça dans leur carrière. Et nous avons une chanson comme ça, que tous nos fans connaissent et veulent toujours entendre. Pour un groupe, c’est ce qui pourrait arriver de mieux. Tu peux faire un concert merdique, mais quand tu joues cette chanson-là, ça sauve tout. [rires]
Journaliste: Entretemps, le groupe a bien sûr développé sa signature sonore. Ils exploitent de plus en plus les outils électroniques, que ce soit dans leurs chansons, leurs vidéos ou leurs concerts. Les quatre musiciens tentent de garder toutes les cartes en main.
Tom: Musicalement, nous nous sentons mieux que jamais. Nous essayons toujours de faire mieux, d’amener une production que l’on n’a jamais vue dans ce type de configuration. Et je pense que nous y sommes bien arrivés; nous sommes confiants.
Journaliste: Leur tournée prévoit 30 concerts en Europe et en Russie. Ensuite, ils continueront sur d’autres continents. Mais d’abord, Tokio Hotel prévoit quelque chose de totalement différent…
Tom: D’abord, on va prendre des vacances.
Bill: Oui.
Gustav: En mer Baltique! [rires]
Bill: Non. Nous avons pensé à faire des vacances avec le groupe, mais je ne sais pas si j’aurai encore envie de voir les autres après tout ça. On verra. Peut-être qu’on fera quand même des vacances séparément. [rires]
Journaliste: Mais pour le moment, c’est la fête. La machine à rêves de Tokio Hotel ne s’arrêtera pas.
Traduction par *Elena

FACE CULTURE: – Interview with Bill and Tom Kaulitz

Face Culture: Ok, on va commencer, les gars. Comment allez-vous?
Bill: Bien, très bien. La vie de tournée, c’est bien.
Face Culture: Content d’entendre ça. Je n’ai pas beaucoup de temps donc on va commencer tout de suite. Avec ce nouvel album, vous avez vraiment tenté de vous libérer, vous avez changé de label,… Est-ce que cela vous a rappelé l’époque où vous avez commencé, le début de votre carrière?
Bill: Oui, tout à fait. Nous avions l’impression de revenir à nos racines. On était juste tous les quatre, comme à l’époque où nous avons fondé le groupe. C’était il y a 17 ans, non?
Tom: Oui.
Bill: On avait l’impression de revenir à nos débuts, oui. Nous étions libres et ne faisions que ce que nous voulions. Nous avons produit nous-mêmes, écrit nous-mêmes. Rien d’autre n’avait d’importance. Nous nous sommes juste efforcés de faire la musique que nous aimons et que nous voulons faire. Rien d’autre ne comptait.
Face Culture: J’ai vu une photo sur votre compte Instagram, de quand vous étiez très jeunes – je ne sais pas si vous voyez de laquelle je parle? Voir cette image, se rappeler ces souvenirs,… C’était comment, de faire de la musique à cette époque-là?
Bill: C’était plus simple. C’était facile. La seule chose qui importait, c’était faire de la musique, rien d’autre ne comptait. Et souvent, les maisons de disque et l’industrie de la musique rendent tout cela très compliqué.
Tom: Et le succès, évidemment.
Bill: Le succès aussi. Je pense que le véritable défi est de garder cette simplicité, et la raison pour laquelle on a commencé – parce qu’on aime la musique. Et nous voulions revenir à ça. Nous aimons la musique, c’est pour ça que nous faisons cela. C’est aussi pour ça que nous avons annoncé la tournée avant même d’avoir terminé l’album; nous voulions jouer, retourner sur les routes. Nous ne voulions pas passer trop de temps avec toutes les conneries des maisons de disque.
Face Culture: C’est intéressant que vous parlez du succès… Le fait de commencer si tôt – vous aviez 16-17 ans quand tout cela a commencé – comment l’avez-vous vécu?
Tom: C’était une époque dingue. Quand nous avions 15 ans, notre première chanson est sortie, Monsun, et est devenue numéro 1 des charts. C’était dingue. Mais quand on y repense aujourd’hui… Nous avons grandi avec ça. C’est un peu bizarre, quand j’y repense, parce que c’était il y a si longtemps – il y a 12 ans… J’ai un peu l’impression que c’est une autre vie, mais en même temps, nous avons grandi comme ça. Depuis lors, nous ne faisons rien d’autre. Depuis lors, nous faisons des tournées, nous écrivons, composons et produisons de la musique. Notre vie entière est construite autour de cette carrière, de ce groupe. Et puisque ça a commencé quand nous étions si jeunes, c’est devenu notre vie.
Face Culture: Parlons maintenant du nouvel album. Vous étiez très libres, vous êtes revenus à vos racines,… Par quoi avez-vous commencé? Par une chanson? Un son?
Bill: En fait, nous avons pris confiance lors du dernier album, sur lequel nous avons commencé à écrire et produire beaucoup plus nous-mêmes, et à travailler moins avec d’autres personnes – même s’il y avait encore d’autres personnes, nous avons dû encore faire quelques compromis. Et nous avons commencé à nous rendre compte que ça nous énervait de plus en plus, nous ne voulions plus faire ça. Il y avait trop d’égos, c’était trop compliqué. Nous sommes donc allés en studio, seuls; à Berlin, en fait. Nous étions juste tous les quatre, à manger de la pizza, à regarder la télé, et à simplement passer du temps ensemble. Nous avons écouté de la musique, des petites démos que Tom avait commencé à composer. Et c’est là que nous avons écrit les quatre premières chansons. «Boy Don’t Cry» était l’une d’elles. Nous avons adoré cette chanson, et nous avons tout de suite su que c’était dans cette direction-là que nous voulions aller. C’est ce qui nous semblait bien.
Face Culture: Vous vous rappelez de ce moment en studio, avec «Boy Don’t Cry», quand vous vous êtes dit «Ça y est», ce que vous avez ressenti?
Tom: Absolument.
Bill: Je me rappelle que cette nuit-là, quand nous sommes rentrés chez nous, nous nous disions: «On tient quelque chose, là, quelque chose de très bon.» Ça nous a presque fait peur, parce que nous aimions tous tellement cette chanson à ce moment-là que nous nous sommes demandés ce que nous allions faire après ça. C’est une chanson si puissante, une si bonne mélodie, comment allons-nous faire mieux? Nous nous sommes dit: «Cool, nous avons déjà notre premier single.» Mais après, bien sûr, d’autres chansons sont arrivées, les choses ont évolué. Et bizarrement, nous avons un peu oublié cette chanson. Mais maintenant que l’album est sorti, les gens adorent ce morceau, les réponses que nous avons eues sont les plus enthousiastes. C’est amusant, parce que c’était le premier titre que nous avons écrit.
Face Culture: Donc, comme tu l’as dit, «Boy Don’t Cry» a un peu fonctionné comme un déclencheur, pour vous donner une direction. À quel moment dans le processus vous êtes-vous dit: «Nous avons un album, maintenant.»?
Tom: En fait, nous avons décidé ça assez tard. Nous avons annoncé la tournée, puis nous nous sommes demandés si nous voulions sortir un album avant ou pas. Et nous avions ces dix chansons que nous pouvions mettre sur un album, il n’y avait pas besoin d’en mettre plus ou moins. C’était exactement le nombre de chansons, et les chansons que nous voulions mettre sur l’album. Je me suis dit que je pouvais les finir, donc on a décidé de le faire. Il y a un moment dans le travail où on a les chansons sous forme de démos, mais nous étions assez loin dans le processus de production pour ces dix chansons. Je pense qu’il nous restait un ou deux mois pour tout terminer, et nous l’avons fait.
Bill: L’album lui-même est très cohérent, pour nous. Nous ne voulions pas avoir de chansons pour le remplir à tout prix, ou avoir certaines choses qui doivent absolument être sur un album – par exemple, il faut une ballade, une chanson acoustique, une chanson comme ceci, ou comme cela. Nous avons fait ce que nous voulions. Ce n’est pas un album commercial, parce qu’il est très cohérent. Mais cela ne nous intéressait pas de correspondre aux standards attendus pour un album. On a juste ces dix chansons, et c’est un seul univers sonore, en fait.
Face Culture: Était-ce difficile d’avoir cet état d’esprit? Parce que vous avez un public qui a certaines attentes concernant votre musique, notamment après votre dernier album. Est-ce que vous pensez à ça quand vous écrivez et composez?
Tom: Nous apprécions bien sûr nos fans, leur amour, nous avons tellement de fans depuis le début. Mais en même temps, nous n’avons jamais accordé beaucoup d’importance aux attentes.
Bill: Je dirais que c’est plus nos propres attentes. Nous voulons bien sûr écrire une très bonne chanson. On ne veut pas passer cinq heures à jouer ensemble pour au final avoir une chanson un peu brouillonne, on veut une très bonne chanson. Et écrire une bonne chanson pop, c’est difficile, c’est vraiment difficile. Et bien sûr, on veut écrire un album fort, et une chanson forte, qui reste dans la tête des gens et dont ils ne peuvent pas se débarrasser. Et je pense que ça a bien marché avec «What If». Une fois qu’on a entendu cette chanson, on ne peut pas l’oublier. En tout cas, ça a bien marché pour quelques personnes. [rires]
Face Culture: Parlons un peu plus de «What If», alors. Est-ce que vous vous rappelez ce qui vous a inspiré pour les paroles de cette chanson? Comment vous avez commencé?
Bill: Non, mais c’est amusant, nous avions cette chanson depuis longtemps, mais trouver la mélodie et le refrain m’a pris énormément de temps. Nous avons d’abord écrit les couplets, et je n’arrivais pas à trouver un refrain. C’était vraiment difficile. Cette chanson nous a pris beaucoup de temps.
Tom: Nous en avons enregistré beaucoup de versions différentes, parfois sur nos téléphones.
Bill: Oui, nous avions différentes versions… Et c’est l’une des dernières chansons que nous avons finalisées pour cet album, parce que je n’arrivais pas à trouver un refrain, et l’accroche que je voulais. Et finalement, très loin dans le processus de production de l’album, j’ai eu l’idée pour cette chanson. J’étais à une fête, et j’ai raté ma chance: j’ai vu quelqu’un qui me plaisait et je n’ai rien dit. J’étais furieux contre moi-même, je me disais: «Et si c’était la bonne personne pour moi?» C’est comme ça que j’ai écrit cette chanson. Après cette soirée, j’ai trouvé cette phrase. Nous étions en train de promener nos chiens quand j’ai trouvé les paroles et la mélodie.
Face Culture: Nous avons déjà parlé de vos fans – et je suppose que vous le ressentez dehors, et partout où vous allez… – ce sera peut-être difficile de répondre à ça… Savez-vous pourquoi vous avez des fans si loyaux?
Bill: Je ne sais pas… J’ai l’impression que c’est un style de vie. Je pense vraiment que ces gens vivent le style de vie «Tokio Hotel» avec nous. C’est presque un choix de vie, être sur les routes avec nous – certains viennent à 15-20 concerts, ils voyagent avec nous, c’est dingue. C’est quasiment un choix de vie, ils veulent vivre cette vie avec nous, en faire partie. C’est un peu comme une famille. Je ne sais pas pourquoi, peut-être parce qu’ils ont grandi avec nous. Il y a plein de gens qui nous disent: «Nous avons grandi en écoutant votre musique.» On a l’impression d’être très vieux quand on entend ça…
Tom: Ils ont le même âge que nous aujourd’hui…
Face Culture: Ils grandissent avec vous…
Bill: Oui, exactement. J’ai grandi avec nous aussi. [rires]
Tom: Oui, moi aussi. [rires] Donc on a quelque chose en commun, c’est ça qui est important.
Face Culture: Eh bien, les gars, merci beaucoup.
Bill: Merci!
Traduction par *Elena*

SCHLAG DEN STAR: English subtitles in the video! Traduction française 🙂

Sarah Mangione accueille Tokio Hotel sur son canapé
Sarah Mangione: Bonjour à toutes, qui êtes chez vous. Vous pouvez vous réjouir: ils sont tous là, sur mon beau canapé bleu. Tokio Hotel! Une très chouette occasion. Comment allez-vous? Cologne vous plaît?
Bill: Nous aimons beaucoup Cologne, oui; nous n’y venons malheureusement pas assez souvent. Mais nous allons bientôt jouer un concert à Cologne. Notre tournée commence demain, et nous sommes vite revenus ici, pour une journée. Nous allons ensuite voyager jusqu’à Londres la nuit prochaine, où nous commencerons la tournée. Et nous serons donc bientôt à Cologne, ça va arriver vite.
Sarah Mangione: Et qu’en est-il de la tournée? Toutes les salles sont déjà complètes, ou on peut encore avoir quelques tickets?
Bill: Il reste encore quelques places, en tout cas à Cologne, il me semble.
Sarah Mangione: Vous l’avez entendu!
Bill: Il faut aller voir sur tokiohotel.com.
Sarah Mangione: On nous a dit de commencer doucement, pour que les gens aient le temps d’arriver, et que pense que maintenant c’est bon. Et sinon, vous pouvez revenir en arrière pour voir ce qui s’est dit au début. Et maintenant, ma question. Vous êtes déjà venus ici en 2009, à Schlag den Star. Est-ce que votre excitation est un peu retombée, ça devient un peu une routine, ou êtes-vous toujours aussi excités de venir dans un grand studio allemand?
Gustav: Désolé, j’étais en train de regarder tes cartes… [rires]
Tom: Il n’a pas fait attention, mais moi oui…
Sarah Mangione [à Gustav]: Tu peux les lire, si tu veux.
Tom: Nous sommes très heureux, bien sûr. La dernière fois que nous sommes venus ici, c’était avec Automatic, je pense; c’était le single que nous avions sorti à l’époque, en 2009. Et il faut dire qu’il n’y a plus tellement de grandes émissions télé aujourd’hui. Il n’y a plus autant de possibilités pour les groupes de se produire et de jouer dans une émission. Donc nous nous réjouissons que ça existe encore, oui.
Sarah Mangione: Est-ce que vous regardez Schlag den Star vous-mêmes, êtes-vous des fans? Ou est-ce que vous avez dû en revoir pour vous rappeler ce que c’est?
Georg: J’ai vu la dernière émission en entier. Elle était très chouette; avec Kretzschmar et…
Bill: Je ne sais pas…
Georg: Forster…
Sarah Mangione: Non, Tim Bendzko. [rires]
Georg: Oups. [rires]
Sarah Mangione: C’est en direct, mais on le coupera.
Tom: Ils sont tous les deux allemands.
Sarah Mangione: Il a été révélé… [rires] Mais enfin, les garçons! On a révélé que ce n’est pas facile… [rires] Ok, on va devoir arrêter.
Bill: C’est fini, tout le monde rentre à la maison.
Sarah Mangione: Salutations à Mark Forster et Tim Bendzko, vous faites tous les deux de la bonne musique.
Georg: Vous êtes tous les deux super.
Sarah Mangione: Bref, les enfants… Donc, on a révélé qu’il est de plus en plus difficile de trouver des candidats, parce que les stars ont peur de se ridiculiser. Est-ce que vous seriez intéressés de participer à une émission comme ça?
Bill: Oui, en général, j’aime bien ce genre de choses, où il y a une petite compétition… Je trouve ça très drôle. Je ne sais pas si je le ferais devant une caméra. Je peux comprendre qu’on n’aime pas trop ça.
Tom: Georg aimerait beaucoup le faire, mais c’est moi qui aurais peur qu’il se ridiculise.
Georg: En fait, j’aimerais beaucoup jouer contre toi.
Sarah Mangione: C’est chaud ici, comme vous pouvez le voir. Mais vous êtes quatre, vous pouvez vous répartir les épreuves. Par exemple, qui est le plus fort?
Bill: Je dirais Gustav. Il est très manuel…
Sarah Mangione: Il sait construire une clôture,…
Bill: Exactement. Et il sait se battre, je pense qu’il nous surpasserait tous.
Sarah Mangione: Et sinon, il y a pas mal de jeux où il faut réfléchir un peu…
Bill: C’est pour Georg, le cerveau du groupe. Le truc avec lui, c’est qu’il affirme toujours des choses, et personne n’ose s’y opposer. Il est très sûr de lui. Même quand il dit quelque chose qui est faux, il le sort comme ça, comme s’il n’y avait pas d’autre réponse possible. Même quand il ne s’y connaît pas.
Sarah Mangione: Vous êtes d’accord avec ça? Que tu es plutôt manuel et lui intellectuel?
Gustav: On peut dire ça, oui. [rires]
Sarah Mangione: Heureusement, vous n’êtes pas ici aujourd’hui pour vous affronter, mais pour chanter quelque chose. Vous allez chanter «What If». A quoi est-ce qu’on peut s’attendre? Est-ce que vous bougerez un peu, ou vous resterez statiques sur la scène? Quel genre de spectacle est-ce que ce sera?
Bill: Nous avons répété juste avant, tout est prêt. Je bouge toujours un peu, de toute façon. Et c’est aussi une chanson sur laquelle on peut danser. Et quand nous partons en tournée – nous répétons depuis longtemps pour la nouvelle tournée, d’ailleurs, depuis janvier –, nous avons toujours une grosse production avec nous, des costumes, ce genre de choses. Nous n’aurons pas tout ça ici, évidemment, mais ce sera quand même une belle représentation. Regardez-la, s’il-vous-plaît.
Sarah Mangione: Il faut quand même dire un petit quelque chose pour attirer les gens. Pourquoi devraient-ils regarder?
Bill: Parce que Tom va enlever son pantalon.
Sarah Mangione: Tom, tu es au courant de ça, ou…?
Tom: Oui… En fait, on le fait tout le temps.
Georg: C’est pour la fin de la chanson. Nous avons des pantalons avec des ouvertures sur le côté, qu’on peut facilement enlever.
Sarah Mangione: Des pantalons de strip-teasers?
Georg: Exactement.
Sarah Mangione: Ça vous ressemble bien, oui. [rires] Ce soir, nous aurons le chanteur romantique Alexander Klaws contre le sportif extrême Joey Kelly, qu’on voit partout, et qui a fait énormément de marathons. Dans un cas comme ça, est-ce que vous soutenez Alex, parce que c’est aussi un musicien?
Bill: C’est difficile à dire. Joey Kelly a fait de la musique aussi, à un moment, non? Ce sont tous les deux des musiciens.
Sarah Mangione: Il y a longtemps.
Bill: Oui. Je ne sais pas. Je pense que ça va être difficile pour Alexander, parce que Joey est très sportif, et je pense qu’il n’aime pas trop perdre. Ça me semble assez difficile.
Sarah Mangione: Mais Alex a fait pas mal de choses aussi durant sa carrière.
Bill: Je ne les connais pas assez pour juger, en fait. Je n’ai aucune idée de qui va battre l’autre, je suis curieux de voir ça.
Sarah Mangione: Qu’en pense-t-on à ma gauche?
Tom: Je dirais aussi que ce sera difficile pour Alexander, mais… Je ne sais pas… Et pour les questions de connaissance, ils vont tous les deux avoir du mal. [rires]
Sarah Mangione: Salut Alex! [rires] [A Gustav] Je sais que tu ne veux pas trop parler, mais tu en penses quoi?
Gustav: Je n’en ai aucune idée. Je vais dire qu’Alex va perdre, voilà.
Tom: Un des deux va perdre, c’est ça?
Gustav: Oui, un des deux va perdre.
Sarah Mangione: Peut-être que Forster va venir aussi… [rires]
Georg: Il viendra peut-être, qui sait? Peut-être qu’il enlèvera aussi son pantalon.
Sarah Mangione: Chers spectateurs, nous verrons ça. Et est-ce qu’il y a parfois des compétitions entre vous?
Bill: En fait, nous n’avons pas vraiment ce problème. Quand on dit ça, ça donne toujours l’impression qu’on veut cacher quelque chose, mais la vérité, c’est que nous avons très peu de vraies grosses disputes. Que nous soyons vraiment fâchés et que nous ne nous parlions plus, ça n’arrive jamais. Nous avons grandi ensemble, et il n’y a pas vraiment de putain de conflit d’égo dans le groupe.
Sarah Mangione: Il ne faut pas dire ça!
Bill: Quoi? Mais si, je peux tout dire en Allemagne, non? C’est pour ça que j’aime bien donner des interviews ici.
Tom: Baiser, merde,… On peut tout dire!
Sarah Mangione: Les enfants, il ne veut pas dire ça. [rires]
Bill: Mais non, ça n’arrive pas chez nous, les égos qui s’affrontent, les discussions sur qui est devant sur la couverture,… Nous n’avons pas tout ça. Chacun a sa place, et nous sommes tous…
Gustav: C’est déjà décidé à l’avance, qui est devant sur la couverture.
Bill: Exactement, pas besoin de discuter à ce sujet. [rires]
Sarah Mangione: Donc, vous ne vous disputez pas entre vous. Mais sur Internet, on est souvent critiqué, vous devez faire face à beaucoup de haters. Comment supportez-vous cela, personnellement?
Bill: Je pense qu’il ne faut pas se prendre trop au sérieux. Si on passe la journée à réfléchir à l’image qu’on renvoie de soi-même, on devient fou. Si j’avais fait ça, je me serais sans doute tiré une balle dans la tête à 15 ans. [rires] Ce n’est juste pas possible. Il faut être sûr de soi et être soi-même. Quand on est soi-même, qu’on se sent bien dans sa peau, on est plus confiant. Je pense qu’il ne faut pas trop se stresser, et ne pas prendre tout ça trop au sérieux. Tous ces commentaires sur Internet, c’est sympa, mais il ne faut pas trop se concentrer dessus, ce sera oublié demain. Chaque scandale, chaque mésaventure seront oubliés après-demain. C’est ça qui est bien avec tous ces réseaux sociaux, c’est que ça va très vite. C’est pour ça qu’il ne faut pas être obsédé par ça. C’est ce que nous faisons. Nous n’allons pas tout lire et tout prendre au sérieux. Nous essayons de nous amuser et de profiter, je pense que c’est ce qu’il faut faire.
Sarah Mangione: Si vous deviez donner des conseils aux jeunes qui sont confrontés à ce genre de choses sur Internet, à la haine, au harcèlement, que diriez-vous? De ne pas lire tout cela? Ou bien faut-il lire, commenter? Que faire? Que diriez-vous, en tant qu’habitués de ces médias?
Bill: Je pense qu’on peut regarder…
Tom: On peut regarder, puis laisser ses parents commenter. Je laisse mes parents commenter, je dis à ma maman de répondre aux haters. C’est la meilleure chose à faire. [rires]
Sarah Mangione: Mais ça doit être difficile pour les parents, de voir ce que certaines personnes écrivent…
Bill: Mais c’est ce que je dis, il ne faut pas le prendre trop au sérieux. On peut évidemment aller regarder, lire, chercher des infos, mais il ne faut pas prendre tout ça trop au sérieux. Je pense que c’est ça la clé, il faut être un peu détendu par rapport à ça.
Tom: Mais je dois dire, honnêtement, que nous ne lisons pas tout ce qui se dit sur nous. Nous n’utilisons pas beaucoup ces réseaux sociaux de manière privée. Et nous n’allons pas lire tout ce que les gens disent, les commentaires sur Youtube, Instagram, Facebook… Il ne faut pas faire ça.
Sarah Mangione: Vous avez des choses plus importantes à faire, de toute façon, notamment votre nouvel album – pour changer complètement de sujet. Votre nouvel album s’intitule «Dream Machine». Combien de rêves avez-vous encore, après douze ans dans le milieu de la musique. Avez-vous encore des buts?
Bill: En fait, le groupe est en quelque sorte notre «machine à rêves», une bulle que nous avons construite, où nous faisons ce que nous voulons. C’est un peu comme un pays des merveilles, où nous choisissons de prendre ce qui nous fait envie. Nous repartons maintenant en tournée. Avec le groupe, nous ne faisons plus que ce qui nous amuse et dont nous avons envie. Le reste n’a plus d’importance pour nous. C’est pour ça que le groupe est notre «machine à rêves», et l’album est notre album de rêve. Mais nous avons bien sûr encore des objectifs. Nous aimerions beaucoup aller en Australie, nous n’y sommes jamais allés. Je sais que nous avons des fans là-bas, mais notre maison de disque n’a jamais pensé à nous y envoyer. Nous aimerions bien aller là-bas.
Tom: On aimerait rencontrer des extraterrestres, aussi.
Bill: Et aller faire un tour dans l’espace. Ce serait génial. Jouer un concert dans l’espace.
Sarah Mangione: C’est bien, vous avez gardé les pieds sur terre. [rires]
Bill: On a vraiment envie de faire des choses dingues. Très honnêtement, rencontrer des extraterrestres, ou que des extraterrestres arrivent sur Terre, ce serait mon rêve.
Sarah Mangione: Vous devriez écrire une chanson là-dessus, elle sera peut-être un jour envoyée dans l’espace, qui sait?
Bill: On trouve de chouettes chansons là-dessus sur notre nouvel album.
Sarah Mangione: D’ailleurs, j’ai lu que vous avez presque tout écrit vous-mêmes sur ce nouvel album.
Bill: On a tout écrit nous-mêmes et tout produit nous-mêmes. Tom a tout produit.
Sarah Mangione: Et qu’est-ce qui vous inspire aujourd’hui? Vous allez sur Internet, vous regardez des vidéos de chats?
Tom: Oui, les vidéos de chats… Les vidéos mignonnes, c’est toujours bien. [rires] C’est toi qui l’a dit, hein! Sinon, c’est simplement la vie, tout ce qui nous arrive dans notre vie privée, qui se passe dans notre vie. Ça a beaucoup changé, mais c’est toujours ce qui nous a inspirés. Nous avons eu un petit vide créatif pendant un moment, nous avons dû faire une pause avec le groupe, et je pense que c’était important pour nous, personnellement et créativement. Depuis ça, nous sommes un peu revenus à nos origines, en ce qui concerne l’écriture des chansons et l’inspiration.
Sarah Mangione: Il y a aujourd’hui de plus en plus de musiciens qui chantent en allemand – par exemple Forster et Bendzko. Vous, au contraire, vous continuez en anglais. Quel est votre plan? Allez-vous continuer en anglais, ou en allemand?
Bill: Au début, nous avons toujours écrit en allemand. Mais au bout d’un moment, nous en avons eu un peu marre… Et Tom et moi vivons depuis longtemps aux Etats-Unis, donc nous avons commencé à écrire en anglais. Et ça nous faisait bizarre de toujours tout traduire en allemand. Je pense que traduire de l’allemand à l’anglais, ça va encore, mais dans l’autre sens, c’est difficile. Ça donne une chanson totalement différente. Nous l’avons fait pour un album; pendant un moment nous avions toujours les chansons dans les deux langues. Mais c’est devenu comme un travail de bureau, nous avions l’impression de perdre notre créativité, nous nous sentions obligés de traduire les chansons dans les deux langues. En plus, il y a toujours une version que l’on préfère. Et ça devient comme une obligation. Nous ne voulions plus faire cela, et nous avons donc décidé de laisser les chansons comme nous les avons écrites. Nous aimons bien écrire en anglais, les textes sont nés comme ça, donc nous les avons laissés comme ça. Et nous nous sentons mieux avec des chansons en anglais. [rires de Tom et Gustav] Qu’est-ce qu’ils font, là?
Sarah Mangione: Pourquoi est-ce que vous rigolez, derrière moi? Ce n’est pas possible, ça!
Georg: Il était en train de lire tes fiches, je crois.
Sarah Mangione: Tu lis encore…?
Gustav: Oui, et j’ai trouvé une faute.
Sarah Mangione: Non! [rires] Ce n’est pas moi, on m’a envoyé ça. Ce n’est pas possible. Non, mais en fait, je fais exprès de laisser des fautes pour qu’on puisse en parler et créer une ambiance. [rires] Je vais les retourner, maintenant. Bon, je n’ai plus envie, on va arrêter. Est-ce que vous voulez encore dire quelque chose à vos fans?
Bill: Oui. Merci beaucoup pour votre soutien, nous espérons que vous aimez l’album. Et venez nous voir en concert, regardez l’émission ce soir. Et on se retrouve sur scène.
Sarah Mangione: Vous l’avez entendu! Restez avec nous, nous aurons encore des interviews avec les candidats, et tout ça. Vous savez comment ça se passe. Tout le monde dit au revoir!
Traduction par *Elena*

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